Bouturage de plantes grasses

Devenues populaires ces dernières années dans les intérieurs urbains, les plantes grasses se sont une place de choix en magasin à des ‘petits’ prix de 1 à 10 euros. En réalité, pas si petits que ça lorsqu’on se lance dans la confection d’une mini jungle d’intérieur… Après avoir écumé les fleuristes, jardineries, ventes entre particuliers, pour essayer de réduire le coût, j’ai décidé de tester le bouturage. Quelques techniques qui ont fonctionné avec plus ou moins de succès :

1. Bouturer une feuille sur un lit de terreau.

Le plus simple. Couper net une feuille, la déposer sur ou l’enfoncer dans du terreau. Humidifier le terreau. Patienter de longues semaines. Fiabilité : 20%. Parmi 5 feuilles, seule 1 à raciné ! Les autres o’t nécrosé, avec pourtant les mêmes conditions. Contrainte : perte d’espace, car plus on veut bouturer de cette manière, plus il faut allonger le lit de terreau ! Et aussi cela demande un peu de surveillance.

2. Bouturer une feuille avec l’évaporation d’eau, sans terreau.

Un peu plus difficile car il ne faut pas se blesser. Le coût est minimum, il suffit de recycler une bouteille en plastique qu’on garde bouchée, qu’on incise au cutter, et dont on remplit le fond d’eau. Couper net une feuille, l’insérer dans les incisions de la bouteille plastique. Patienter un mois. Fiabilité : 75%. Sur 20 feuilles, seules 5 n’ont pas fait de racines. Contrainte : certaines plantes ne supportent pas cette humidité. En photo, une réussite et un bel échec, qui n’est pas lié qu’à la technique, mais au choix de la plante, d’où le fait de ne pas en tenir compte dans mon calcul de fiabilité. Eh oui, on essuie quelques revers en débutant.. L’avantage est l’autogestion, si la plante apprécie cette humidité, pas besoin de surveiller on peut la laisser faire des racines tranquillement.

On voit déjà plusieurs millimètres de racines !

Echeveria rose. Échec et mat. En prime, des araignées noyées dans le fond de la bouteille…

3. Bouturer la tête de la plante

Très facile, à réaliser lorsque la plante décide de s’élancer d’un seul coup (par manque de lumière ou pour une croissance naturelle avant la floraison paraît-il). Couper la tête, la planter dans du terreau. Arroser la soucoupe, qui va permettre à la plante d’absorber à son rythme l’eau à travers le pot percé. Fiabilité : 100%. Contrainte : on dispose de moins de têtes que de feuilles ! En pratique, se réalise plus rarement.

4. Bouturer le rejet

Le plus facile à mettre en œuvre. Lorsque la plante fait des rejets, il suffit de séparer le rejet du pied mère, et de le planter dans du terreau. Fiabilité : 100%. Aucune contrainte, il n’attend que ça et se développe plus vite qu’une feuille bouturée !

À gauche, le rejet. À droite, la tête qui s’élance 🚀

Ma plante grasse préférée est la joubarbe, persistante, plantée en pleine terre dans le jardin, qui se multiplie sans aucune aide et sans soins particulier même durant l’hiver.

En espérant vous donner envie de mes multiplier, de tester, et de me contredire sur ces résultats !

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