Journée du Printemps 2017

A mon retour de Thaïlande, 1er réflexe : faire un tour du jardin pour vérifier que tout s’est bien passé durant mes deux semaines d’absence. 

Bien que le temps n’ait pas été au top en France (je surveillais la météo et une amie m’avait prévenue qu’il avait fait 1 degré un matin !), ma pelouse a tout de même desséché… Session d’arrosage obligatoire. J’ai vu (avec grosse déception) que mon bulbe d’iris avait fleuri… Violet. Ce qui ne correspond ni à l’étiquette, ni à mes attentes, ni à mon plan de jardin que j’ai conçu uniquement dans des nuances de roses. Mon hortensia aux feuilles pourpres semble dépérir : je vais couper les branches sèches pour favoriser la pousse de nouvelles branches en espérant le rattraper. Et je ne m’absenterai plus deux semaines comme ça ! Mes azalées sont secs eux aussi, et mon plant de goji dont j’étais si fière ‘blanchit’ 😦

J’ai lu un article indiquant que le gel qui a eu lieu ces dernières semaines, avec un vent provenant de Sibérie, a ‘brûlé’ les fleurs, feuilles, ou boutons. Qu’ils ne faut pas couper les parties brûlées / séchées, mais les laisser et surveiller que les vivaces reprennent (normalement sans risque). En revanche les annuelles… Auraient dû rester en intérieur ou protégées par un voile d’hivernage, jusqu’aux Saints de glace. Patience, patience. Et force. 

Bonne nouvelle au milieu de tout ça. Mes rosiers sont tous les deux fournis et feuillus, mes bulbes continuent à pousser malgré le manque d’eau, et les pivoines ont poussé. Les herbes aromatiques, plantées dans une jardinière, ont bien donné également (je vais en profiter ce soir en salade). Mon hortensia un peu plus ancien est dans sa lancée ! Et mes myrtilliers croissent à leur rythme. Le camélia continue à présenter de nouvelles feuilles lustrées. L’olivier a l’air d’aller parfaitement bien, j’aurai peut-être 3 olives cet été ahah !

Belle surprise : un pivoine fleurit au fond du jardin. Il ne me semble pas l’y avoir planté, je n’en ai plus le souvenir. Il est placé exactement là où je l’aurais installé. Déjà fleuri en mon absence, avec un magnifique rose flamboyant. Miracle. Dieu existe !

J’ai aussi profité du soleil pour une petite sortie dominicale et assister à la journée de printemps. Voici deux moments forts pour moi : 

1. La conférence organisée par L’arbre à poule sur la permaculture.

Je ne pensais pas y assister (levée à 4h du matin, n’ayant toujours pas déjeuné à 14h…) mais le monsieur du stand a vu que j’étais intéressée par ses plantes et me voyant hésiter, m’a proposé d’assister moi aussi à la conférence à laquelle il souhaitait se rendre. On a donc ‘séché’ tous les deux pour filer à la salle de conférence. 

Le sujet m’intéresse. Évidemment. J’ai déjà lu de nombreux articles traitant de la permaculture, mais je ne m’y suis jamais lancée. Ce qui m’a principalement rébutée est l’investissement nécessaire en temps. J’en manque cruellement. En connaissance également, par peur de ne pas bien faire. Enfin, par manque d’espace. Faire de la permaculture dans 36m2… Est-ce bien utile ?

Honnêtement, j’aimerais. Je serais fière de moi. Cependant nous vivons dans un monde fait de contradictions. 

L’idéal. La réalité. 

Ma commune prône le recyclage des déchets grâce aux poules (affichage à l’appui). Mais ma copropriété l’interdit. 

J’adore les baies. Mais ma copropriété interdit la culture de fruitiers, verger, potager. 

J’aimerais avoir un bassin dans mon jardin pour ma tortue l’été et la laisser se remplir d’eau de pluie. Ma copropriété interdit de creuser à une profondeur de 30cm. 

Cette conférence a réussi à illuminer mon après-midi. Avec quelques rappels, des explications sobres mais percutantes, on a réussi à me convaincre que oui, même à l’échelle d’une personne, d’un petit carré de jardin, même tardivement dans notre vie, on peut pratiquer la permaculture. Je regrette qu’on ne le DOIVE pas. Apprendre à être autonome et respecter la nature auraient dû faire partie de notre éducation et devrait faire partie de notre devoir citoyen. Ce que j’ai retenu :

La permaculture est une philosophie du design de l’habitat. C’est vrai. Mais avant d’assister à cette conférence, la permaculture s’apparentait à mes yeux, à une exploitation des ressources naturelles poussée à l’extrême… organisée en un cercle vertueux. Ma réticence reposait sur une expertise et une expérience qui me faisaient défaut. 

Après avoir écouté le retour d’expérience de notre conférencier, je me rends compte que chacun peut avoir une prise de conscience. Et qu’on peut à n’importe quel moment de sa vie, commencer par un petit pas. Par exemple, envisager des cultures où on arrosera moins. Manger des fruits et légumes de saison.  Utiliser des engrais verts sur des parcelles non exploitées. Composter. Il suffit de se rappeler constamment de prendre la forêt comme modèle. La terre n’y est pas retournée. Les feuilles tombées restent au pied des arbres. La terre est souple sous nos pas. Et ce parfum…

Il faut 8 calories fossiles pour produire une calorie végétale. J’ai cherché sur internet, les chiffres varient en fonction des articles (datant de 2004, etc). Je ne peux donc pas confirmer ce chiffre. En revanche, tous s’accordent sur ce fait : pour produire une calorie alimentaire, il est nécessaire d’utiliser un nombre supérieur de calories fossiles. Ce qui reste une aberration. Surtout revenant de Thaïlande, où ma grand mère, 98 ans, a réussi à élever 8 enfants grâce à la culture du longan (fruit ressemblant au litchi), et au riz. Où leur survie dépendait à proprement parler, d’arbres et de rizières. Sans utiliser de pétrole. Sans engrais ni pesticides. Pourquoi s’acharner à mal consommer ?

L’humus se forme dans les 5cm à la surface du sol. La terre cultivée ne doit jamais rester nue, et doit être recouverte, paillée : avec des feuilles, des tontes de pelouse, du paillis, des épluchures de légumes, du carton ondulé etc: ces différents éléments se décomposent naturellement là où ils sont déposés. Il ne faut surtout pas retourner la terre pour préserver la richesse du sol. 

Favoriser la biodiversité. Plus il y a d’organismes vivants d’espèces différentes, et plus la nature se régule. Les nuisibles (pucerons, limaces…) sont eux-mêmes régulés par les auxiliaires (coccinelle, abeille..). S’il est possible, il faudrait disposer d’une mare, qui créerait à elle seule un micro climat, favorisant d’accélérer la croissance des plantes alentours. 

Le plus grand être vivant est un champignon souterrain. Plus grand, donc, que les baleines. Des chercheurs ont prélevé le même ADN pour confirmer qu’il s’agissait du même champignon, s’étalant sous deux états américains !

L’arbre à poule 

28 Rue Mortefontaine,

60870 Villers-Saint-Paul

http://www.larbreapoule.com

2. Stand de plantes

Après la conférence, j’ai vu ce stand, joliment installé sous les arcades, se faire littéralement dévaliser par les visiteurs, repartis heureux de leurs trouvailles. Comme je les comprends ! 

Mon butin après de longues hésitations : un groseillier (une première pour moi !), un framboisier, un plant de tomate cerise, des iris blanc et rose. 

 

Je continue donc ma mini révolution avec de nouveaux fruitiers. Le conférencier m’a aperçue avec ces plants et m’a conseillé de les planter à mi-ombre en me rappelant qu’il s’agit d’arbustes de sous bois. Effectivement…! Comme quoi il est toujours utile de croiser de bons jardiniers le dimanche et échanger quelques mots avec eux. Le partage reste la plus belle richesse. 

Next step de jardinier débutant : utiliser les tontes pour recouvrir mes bulbes dont la terre s’assèche trop vite.

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